
Le photographe Malick Sidibé a recu un Lion d'Or pour l'ensemble de sa carrière. Ce prix lui a été décérné à la Biennale d'art contemporain de Venise.
Malick Sidibé s'inscrit dans la plus pure tradition des portraitistes africains. Il ne compte plus les voisins et voisines venus poser devant son objectif. Tous viennent y chercher la Sidibé-touch: ce regard et la complicité qui unit le photographe à ses modèles. Malick Sidibé est attaché à sa ville, à son pays. Il a accompli tout un travail de reportage, notamment sur la jeunesse malienne à l'époque de l'indépendance dans les années 1960 : les fêtes, l'arrivée du disque, les yéyés... d'autres images du continent noir.
Début des années 90, il attire le regard d'André Magnin, un grand collectionneur d'art africain. Ce dernier va promouvoir son travail. Avec les premières Rencontres internationales de Bamako en 1994, Malick Sidibé commence à se faire un nom en Afrique. Puis il expose, aux Etats-Unis, au Japon et en Europe, où il est aussi invité en résidence. Avec à la clé de nouvelles séries de portraits si spécifiques... Rien d'étonnant donc à ce qu'il ramène un lion en Afrique.
