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Photo Contests Archives

février 2, 2007

Prix HSBC 2007: détournement du monde.

Julia Fullerton-Batten et Matthew Pillsbury sont les lauréats 2007 du prix de la Fondation HSBC pour la photographie.
Leurs oeuvres détournent les représentations ordinaires de notre environnement.
Par Pascaline Vallée. Paris-Art.Com
| 29.01.07 |


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© Julia Fullerton-Batten

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© Matthew Pillsbury

Photos publicitaires et écrans d’ordinateurs, souvent accusés de léser la création artistique, peuvent à leur tour se retrouver piégés.
Ainsi Julia Fullerton-Batten, londonienne d’origine allemande, détourne les techniques et les valeurs des photos publicitaires. Sous son objectif, les stéréotypes deviennent ambigus.
Matthew Pillsbury, new-yorkais d’origine française, utilise quant à lui la lueur des écrans de télévision et d’ordinateur, et s’amuse de leur impact sur notre image de la ville.
Comme chaque année, la Fondation HSBC pour la photographie soutiendra le travail de ses lauréats en co-éditant avec les éditions Actes Sud leur premier ouvrage monographique. Elle organisera quatre expositions de leurs oeuvres en France et à l’étranger.
Les lauréats 2007 seront tout d’abord exposés à Madrid du 30 mai au 22 juillet 2007, pour le 10ème anniversaire de PhotoEspaña 2007, ainsi qu’à la Galerie Baudoin Lebon
à Paris, en septembre 2007.
Sur proposition d’Alain Sayag, conseiller artistique 2007, une troisième lauréate, Cynthia Cappe, a reçu une distinction spécifique: la «Découverte du conseiller artistique», dotée d’une bourse de 5 000 €.
Alain Sayag a salué la «distanciation à la fois picturale et photographique sur le temps» de son travail.

Comité 2007
Alain Sayag, conseiller artistique 2007 Charles-Henri Filippi, PDG, HSBC France Christophe de Backer, président du directoire de HSBC Private Bank France Christophe Lelait, directeur régional de la délégation Rhônes-Alpes, HSBC France Corinne Oremus, directeur du réseau HSBC France Philippe Henry, Head of Debt Finance and Advisory, HSBC France Patrick de Carolis, président de France Télévisions Francis Charhon, directeur général de la Fondation de France Henry-Claude Cousseau, directeur de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts Agnès de Gouvion Saint-Cyr, Inspecteur Général pour la Photographie au Ministère de la Culture - Délégation aux Arts Plastiques Andrée Putman, architecte d’intérieur Rick Wester, Worldwide Head of Photographs - Phillips de Pury & Company

décembre 11, 2007

Malick Sidibé reçoit un Lion d'or

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Le photographe Malick Sidibé a recu un Lion d'Or pour l'ensemble de sa carrière. Ce prix lui a été décérné à la Biennale d'art contemporain de Venise.

Malick Sidibé s'inscrit dans la plus pure tradition des portraitistes africains. Il ne compte plus les voisins et voisines venus poser devant son objectif. Tous viennent y chercher la Sidibé-touch: ce regard et la complicité qui unit le photographe à ses modèles. Malick Sidibé est attaché à sa ville, à son pays. Il a accompli tout un travail de reportage, notamment sur la jeunesse malienne à l'époque de l'indépendance dans les années 1960 : les fêtes, l'arrivée du disque, les yéyés... d'autres images du continent noir.

Début des années 90, il attire le regard d'André Magnin, un grand collectionneur d'art africain. Ce dernier va promouvoir son travail. Avec les premières Rencontres internationales de Bamako en 1994, Malick Sidibé commence à se faire un nom en Afrique. Puis il expose, aux Etats-Unis, au Japon et en Europe, où il est aussi invité en résidence. Avec à la clé de nouvelles séries de portraits si spécifiques... Rien d'étonnant donc à ce qu'il ramène un lion en Afrique.

105204%2Cproperty%3DimageData.gif Voir le reportage

février 6, 2008

PRIX HSBC 2008 Les lauréats sont…

La fondation HSBC pour la photographie qui s’engage depuis 1996 à soutenir l’œuvre de deux photographes a décidé de récompenser cette année Aurore VALADE et Guillaume Lemarchal.

La Fondation a reçu cette année 651 dossiers avec une participation française majoritaire, comme dans les compétitions antérieures, mais le nombre de dossiers en provenance de l’étranger a doublé et représente désormais 20% de l’ensemble.

Comme chaque année, la Fondation soutiendra le travail de ses lauréats en co-éditant avec les éditions Actes Sud leur premier ouvrage monographique et en organisant 4 expositions de leurs oeuvres en France et à l’étranger.
Chantal Grande (conseiller artistique 2008 de la Fondation HSBC pour la Photographie ) a expliqué son choix : «J’ai essayé d’offrir un éventail des différentes pratiques photographiques contemporaines, préférant opter pour une diversification des approches et des genres tout en privilégiant des projets conceptuellement forts, qu’ils investissent les secteurs du réel, du social ou du banal».

Aurore Valade conçoit des images où elle joue avec l’iconographie de la scénographie. Elle photographie des personnes qui interprètent leur propre rôle, dans leur intérieur. Dans ces mises en scène très élaborées affleurent souvent les clichés,
reflets significatifs d’une situation sociale, économique ou culturelle de notre
époque mais aussi certaines valeurs qui questionnent les limites du privé. Cette scénographie confuse et chaotique a pour objectif la subversion de l’inconscient du spectateur. L’acte photographique est conçu comme une véritable performance qui réclame du temps : la rencontre, la mise en scène et la prise de vue. Les différents
mondes reconstruits nous parlent de la relation entre une forme de vie rêvée et une réalité qui souhaite échapper aux contraintes de la quotidienneté ou de la médiocrité. Tout en nous dévoilant l’aspect intime d’histoires crédibles mais peu vraisemblables, Aurore Valade exprime sa confiance en l’inévitable tyrannie de la vie. Un discours toujours cohérent avec ses intentions. © Texte Chantal Grande, conseiller artistique 2008 de la Fondation HSBC pour la Photographie


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© Aurore VALADE


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© Aurore VALADE

Equilibre et paix pourraient être les sentiments évoqués pour parler de paysage.Rien n’est moins vrai dans l’œuvre de Lemarchal qui a parcouru la côte Atlantique, l’Allemagne du Nord et l’Estonie à la recherche de leur histoire, de leurs blessures. Son travail se fonde sur des mémoires individuelles et collectives, des zones
marquées par l’occupation, la destruction et l’abandon. Ses photographies froides et
silencieuses, d’une totale majesté, parlent des marques qui visualisent le temps,
c’est-à-dire de la forme que le temps confère aux ruines causées par l’homme, une tentative d’exhumer l’âme des lieux. La solidarité du photographe avec le milieu
naturel se concrétise comme une proposition de réflexion sur l’intervention humaine et ses activités industrielles dans la nature irrémédiablement bafouée. Ce travail photographique, destiné à responsabiliser la communauté face à la dégradation de son environnement, explore opportunément la question de notre présence dans le monde. “Tous ces lieux deviennent pour moi de vastes champs de batailles, où passé, présent et imaginaire se tissent en miroir d’une humanité”. © Texte Chantal Grande, conseiller artistique 2008 de la Fondation HSBC pour la photographie.


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© Guillaume LEMARCHAL


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© Guillaume LEMARCHAL

Parmi les 651 dossiers reçus, les 8 autres nominés sont :

Rivka Amoyelle
Véronique Besnard
Jean-Francois Fourmond
Ronan Guillou
Fred Lebain
Diana Lui
Olivier Nord
Patrick Smith

Pour plus d'infos sur les nominés, cliquez ici


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© Rivka Amoyelle


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© Véronique Besnard.


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© Jean-Francois Fourmond


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© Ronan Guillou


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© Fred Lebain


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© Diana Lui


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© Olivier Nord


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© Patrick Smith

février 12, 2008

Les Nominés du prix HSBC

RIVKA AMOYELLE «Group collection 2004-2006»

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Elle est née en 1979 et vit à Paris où elle poursuit ses études. Fascinée par les corps elle s’intéresse aux groupes qu’elle met en scène, en privilégiant les détails, la lumière, mais aussi la formation du groupe, façonné par ses soins.”La mise en scène photographique m’a permis d’accéder au regroupement et de découvrir l’expérience, à chaque fois inouïe, d’assister à la réalisation formelle du groupe”. Les références à l’histoire de l’art sont également une constante dans la composition de ces images. En mélangeant les codes des différents genres représentés, Amoyelle énonce la complexité de l’individu dans une société changeante et ses catégorisations symboliques. Ses photographies parlent de la fragilité de la communication et de la distance qui nous sépare. Ce travail témoigne de la fascination réciproque du photographe et de ses modèles, une coopération consciente où se glissent des questions de classe, abordant nos peurs et jouant avec les codes de conduite préétablis.
La série 2004-2006 continue de s’agrandir avec des portraits de groupe réalisés à Paris, Dakar et Saint. Pétersbourg.

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VERONIQUE BESNARD « Respiration muette »

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“Respiration muette” est le titre de la série de photographies réalisées entre janvier et juin 2007 à Brighton, en Angleterre. C’est le fruit de rencontres avec des réfugiés et des demandeurs d’asile, des hommes et des femmes venant dans leur majorité d’Afrique et du Moyen-Orient. Véronique Besnard entretient avec eux une relation sensible à leurs préoccupations personnelles autant qu’aux événements marquants de leur vie. Ces photographies témoignent de son intérêt pour l’individu, s’intéressant particulièrement aux questions de dignité, déracinement et solitude. Des portraits qui apprivoisent leur personnalité fragilisée, mais aussi quelques paysages monotones, contraste saisissant avec leur origine exotique, ou des scènes d’intérieurs qui nous découvrent leurs modestes trésors, mémoire d’un ailleurs et vestiges d’une vie où tout était encore possible. “Avant d’arriver, ils savaient l’impossibilité de l’échec. En atteignant l’autre rive, ils prennent conscience d’une autre limite : l’impossibilité d’aller plus loin”. Véronique Besnard pose un regard discret sur la fragilité de l’être déraciné mais pas encore vaincu.

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Jean-Francois Fourmond « Résidents »

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Jamais la vieillesse n’a été aussi peu attirante qu’au moment où on nous promet plusieurs décennies de longévité. Aborder un thème aussi sensible suppose d’impliquer le spectateur et de l’amener à regarder sereinement ce travail. Fourmond a photographié, dans des maisons de retraite médicalisées, des résidents atteints de la maladie d’Alzheimer ou simplement condamnés à la solitude. Dans ces lieux qui constituent un microcosme particulier fait de petites histoires intimes, les rapports entre les individus sont fondés sur un ensemble de règles mais aussi de soins et de protection. Emouvantes, les photos soulignent la fragilité et la dignité des êtres qui ont une attitude sans pathos face à l’objectif. Leur physionomie très expressive, par le seul fait d’être eux-mêmes, est bouleversante. L’état des lieux des murs peints de couleurs toniques ou pastelles, le registre de leurs activités quotidiennes, des portraits en apparence innocents, un dos, un profil dans la lumière d’une fenêtre, ou bien, brusquement, le regard effronté d’un homme qui semble s’abandonner à l’incertitude de la vie, composent une fresque où l’engagement du photographe répond aux attitudes personnelles et aux affinités de chacun.

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Ronan Guillou « Impressions ville »

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« Impressions ville » est le fruit de longues déambulations dans les rues de grandes villes américaines. Ces villes qui sont pour Ronan Guillou « l’unique matériau, intégrant pêle-mêle lignes, formes, couleurs et êtres humains ». Le photographe y réalisent des images prises sur le vif, sans mise en scène, guettant dans des lieux banals l’instant précis où un personnage surgit et s’inscrit involontairement dans une scénographie proche du discours cinématographique. Ces images séduisantes, impeccable usage de la lumière, des ombres et des couleurs, semblent plus vraies que nature. Dans le théâtre des rues, les murs, les façades ou les vitrines agissent comme autant de cadres pour le regard de l’observateur. Le temps est suspendu, le soleil inonde toute l’étendue de la photo, une lumière crue et implacable projette des ombres noires. La couleur est vibrante, éblouissante. Ce travail est une déclaration d’amour à la ville, possible lieu de rencontre des hommes et des femmes qui le plus souvent se croisent dans les rues, dans les restaurants, sans jamais se revoir. Le droit à vivre librement l’aventure urbaine.

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Fred Lebain « Bibliothèques »

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La proposition photographique de Lebain est riche d’éléments essentiels comme le jeu des apparences, la tromperie visuelle et la manipulation du spectateur. La simplicité apparente des choses est gommée par le geste transgresseur du photographe qui examine chez ses contemporains l’art et la manière de ranger leurs livres. “Notant le contenu (fonds et formes des livres) de différentes bibliothèques qu’il visite, il sculpte l’avatar de chaque livre dans sa matière première – le bois – et réordonne chacune d’entre elles avec ses nouveaux livres-objets, puis les photographie”. Ces images nous offrent un vrai-faux document sur des bibliothèques privées, autant qu’une réflexion sur la culture et sa représentation. Car il ne s’agit pas seulement de livres et de la manière de les ranger, mais d’un reflet autobiographique et personnel de leur propriétaire. Une transgression du photographe qui transcrit fidèlement la réalité d’une architecture fragile et éphémère.
Chaque photographie est légendée du titre d’un des livres choisi dans la bibliothèque.

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Diana Lui « Les Méduses »

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Née en Malaisie, résidant à Paris, Diana Luí, après avoir transité sur trois continents, a réalisé durant les quinze dernières années une série de portraits, beaux tirages en noir et blanc, intitulée “les Méduses”. Une étude sur les individus et leur adaptation aux changements récents du monde. “En photographiant les autres, je tente de faire ré-émerger les racines et les origines enfouies de cette génération hybride”. Comme ces créatures marines, les personnes photographiées démontrent qu’elles sont capables de s’adapter et d’évoluer dans un habitat de plus en plus contraignant. Les conditions de prises de vue longues et méticuleuses permettent une certaine complicité qui fait affleurer les contrastes intérieurs comme le trouble ou l’assurance, l’originalité ou la vulnérabilité. Les modèles offrent à l’objectif l’essence même de leur être comme individu unique figé quelques instants dans la vie quotidienne. Des rencontres faites d’imprévus, d’échanges qui dépassent les seules apparences.

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Olivier Nord « Découverte/Prise de possession »

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Depuis trois ans, Olivier Nord développe un projet photographique témoignant de l’urbanisation de la campagne française, une étude sur la présence humaine dans un paysage récemment métamorphosé. Il s’agit d’une topographie de lieux, d’espaces naturels ou urbains du territoire colonisé par un style de vie qui s’impose socialement et nous transforme individuellement. Une envie irrépressible de conformisme et de banalité. En regardant ces scènes de très loin, tout semble dérisoire. L’alignement des maisons construites sur un même modèle, à peu de distance les unes des autres, sur des terrains qui furent hier encore des champs, possède un surplus de réel. En parcourant les photographies d’Olivier Nord, nous apprécions sa maîtrise de la couleur et de la lumière, de la composition et du goût pour les détails mais aussi son besoin de documenter un changement d’usage du paysage : il n’hésite pas à installer sa chambre photographique en haute montagne ou en bord de mer dans des lieux précaires où la pression urbaine repousse encore plus loin notre besoin inhérent de nature -une nature belle mais domptée- et de liberté. Pourtant, le silence et la quiétude qui les habitent contribuent à créer une atmosphère de douceur, où la vie, figée un instant, devient image témoin de notre civilisation.

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Patrick Smith « Intra-Muros »

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Comment raconter l’absence, comment expliquer l’abandon ? Ces deux inquiétudes intimement liées sont présentes dans le projet “intra muros” de Patrick Smith. La série de photographies réalisées à Paris, durant l’hiver, sur les conditions de vie des personnes sans domicile fixe, décrit les anomalies d’une géographie urbaine, de différents espaces publics altérés par des éléments presque invisibles, des traces d’une réalité souvent ignorée qui constitue cependant l’essentiel des préoccupations personnelles et visuelles du photographe. Devant une série d’indices à peine discernables, le spectateur est confronté à une réalité métaphoriquement signifiée. Smith prend fait et acte, mais refuse de montrer une image dramatique ou une preuve de misérabilisme. Bien que dérangeantes, ces images ne racontent pas une histoire de misère mais sont plutôt des signes des aléas de la vie. Moulés, des fragments de vie sont juxtaposés à une architecture banale. Le mimétisme, où les reliques d’un habitat précaire se confondent avec le paysage, est une constante qui favorise la révélation de complicités mystérieuses entre des mondes généralement opposés.


© Textes Chantal Grande

février 23, 2009

World Press Photo Winners Announced

By Daryl Lang|PDNONLINE | 13.01.09 |

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© ANTHONY SUAU FOR TIME / VIA WORLD PRESS PHOTO
Suau's photograph of a sheriff's detective in Cleveland, Ohio, never ran in Time magazine but became the The World Press Photo of the Year for 2008.

The 52nd Annual World Press Photo of the Year has been awarded to Anthony Suau for a photograph shot for Time magazine related to the economic crisis in the U.S. taken in Cleveland, Ohio.

The black-and-white image shows an officer of the Cuyahoga County Sheriff's Department moving through a home, weapon drawn, following an eviction as a result of mortgage foreclosure. The story as a whole won Second Prize in the Daily Life category of the contest.

Jury chair MaryAnne Golon said: "The strength of the picture is in its opposites. It's a double entendre. It looks like a classic conflict photograph, but it is simply the eviction of people from a house following foreclosure. Now war in its classic sense is coming into people's houses because they can't pay their mortgages."

Golon was also the director of photography for Time who oversaw Suau's project; she left the magazine last year. World Press World Press Photo judging is done anonymously, and judges are expected to inform other judges if they know the work being judged, according to a World Press Photo spokesperson.

(Related story: World Press Photo Winner Struggling to Find Work.)


This is Suau's second World Press Photo of the Year award. He also won the 1987 prize for a shot of a political demonstration in Kuro, South Korea.

World Press Photo's 2008 winners were announced February 13 in Amsterdam.

World Press Photo is one of the most widely followed photojournalism competitions. It is unique in selecting one photograph as the year's top work of photojournalism. It also recognizes dozens of other images in twenty other categories.

World Press Photo said 96,268 photographs were submitted to be judged, 19.5% more than last year. The number of entering photographers was 5,508, another record, and an increase of 9.7% over to 2008. World Press Photo noted that entries came from 124 nationalities. World Press reported an increase in entries from China, India and some European countries including Italy and Poland.

Other first-place winners include:

- Spot News, Singles: Chen Qinggan of China, Hangzhou Daily, for a photo of an earthquake survivor in Beichuan County, China, on May 14.

- Spot News, Stories: Walter Astrada of Argentina, Agence France-Presse, for a story on post-election violence in Kenya, January.

- General News, Singles: Luiz Vasconcelos of Brazil, Jornal A Crítica/Zuma Press, for a woman trying to stop a forced eviction in Manaus, Brazil, March 10.

- General News, Stories: Davide Monteleon of Italy, Contrasto, for a project in Abkhazia, September-October.

- People in the News, Singles: Chiba Yasuyoshi of Japan, Agence France-Presse, covering inter-tribal conflict in Western Kenya, March 1.

- People in the News, Stories: Callie Shell, Aurora Photos for Time, for her coverage of Barack Obama presidential campaign, January-October.

- Sports Action, Singles: Paul Mohan of Ireland, Sportsfile.
Ireland scores against Greece during under-17 European Championship qualifier,
Athlone, Ireland, 15 March

- Sports Action, Stories: Vincent Laforet for Newsweek, for a series on divers at the Beijing Olympic Games, August 23.

- Sports Features, Singles: Xiaoling Wu of China, Xinhua News Agency, for a photo showing Judoka Ange Mercie Jean-Baptiste at Beijing Olympic Games, August 11.

- Sports Features, Stories: Zhao Qing of China, China Youth Daily, for a series showing TVs in Beijing tuned to the Olympics.

- Contemporary Issues, Singles: Mashid Mohadjerin of Belgium, Reporters, for a shot of a boat of refugees off Lampedusa, Italy, July 30.

- Contemporary Issues, Stories: Carlos Cazalis of Mexico, Corbis. Homelessness in São Paulo, Brazil.

- Daily Life, Singles: Lissette Lemus of El Salvador, El Diario de Hoy, for an image showing a victim of gang violence in El Salvador, October 15.

- Daily Life, Stories: Brenda Ann Kenneally for The New York Times Magazine, for her series in Troy, New York.

- Portraits, Singles: Yuri Kozyrev of Russia, Noor, for an image of a woman and her son in Baghdad, Iraq.

- Portraits, Stories: Carlo Gianferro of Italy, for Postcart, for a project from Romania.

- Arts and Entertainment, Singles: Giulio Di Sturco of Italy, Agenzia Grazia Neri, for an image backstage at Indian Fashion Week in Delhi.

- Arts and Entertainment, Stories: Roger Cremers of the Netherlands for "Preserving Memory: Visitors at the Memorial and Museum Auschwitz-Birkenau,
Poland"

- Nature, Singles: Carlos F. Gutiérrez of Chile, Patagonia Press for Diario La Tercera, showing a volcano eruption in Chile, May 2.

- Nature, Stories: Steve Winter, National Geographic Magazine, for "Snow Leopards: Out of the Shadows."

Each year World Press Photo produces a book and a traveling exhibition of award-winning images. The year's exhibition will open at the Oude Kerk, Oudekerksplein in Amsterdam on Monday, May 4 and will eventually travel to 100 cities in 50 countries.

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